Mercredi 27 juin 2007

Yeah! Wouuuuuu! Trop d'la balle.

Ce soir, donc, alors que j'étais rentré du bowling qui était cool, que je devais travailler ma présentation de demain matin et faire ma valise, je suis allé chercher mes tongues sous le lit, pour descendre la poubelle du chat. Ce faisant, j'ai dû mettre à jour un autre bout de verre...

Un bon réalisateur aurait alors fait un zoom sur le minéral tueur.
Moi, j'ai rien vu.

Un peu plus tard, en rentrant dans la chambre les bras chargés de la lessive à étendre, je pose le pied gauche sur le bout de verre. Je lâche un bon "PUTAIN DE B...", et la lessive aussi, et en remontant le pied qui avait encore le bout de verre collé au talon, je râcle le dessus du pied droit. "...ORDEEEEELL!!!".

Je sais pas si j'ai déjà vu une entaille comme ça. J'ai commencé par crier à l'aide mais personne n'est venu. Même sur MSN, tout ce que j'obtenais, c'était des "weee" et des "c'est bien fait". Et ça a commencé à pisser le sang. Des deux pieds mais surtout un quand même. Un rapide pansement pour que le gauche me laisse réfléchir tranquille au pied droit. Urgences, pas urgences... Trop la flemme. Trop de choses à faire... J'espère que je ne vous fait pas trop peur mais j'ai un peu flippé quand même. Enfin surtout, je suis hyper énervé de perdre du temps, du sommeil, du plaisir de la vie pour cette bêtise et à cause de cette grosse bouse de chatte qui casse tous les verres qu'elle trouve. Bref.

J'ai appuyé aussi fort que j'ai pu pendant un moment puis j'ai réussi à cloche-pied et en mettant du sang dans tout le couloir à mettre la main sur le bon scotch gris spécial gros travaux. Je m'en suis mis tout autour du pied (oui, oui, j'ai quand même mis de la gaze et de la bétadine avant). Depuis, j'ai pu au-moins laver le couloir.

Reste la vaisselle, la valise et la présentation.

Life goes on.

Demain soir, avec mon pied scotché, je serai à Marseille.

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Mardi 26 juin 2007

Je viens d'assister à un moment magique, unique et attendu par toute l'Espagne: sur la Plaza Colon, juste à côté de chez moi, ce soir, gratuitement et spécialement pour la journée mondiale contre la drogue, s'est reformé le groupe Mecano.

Un truc de fou vous dis-je. Mes copains étaient hystériques.

Bon, en fait, pour commencer, des trois Mecanos originaux (les deux frères Cano et Ana) il n'y en avait que deux.

Et puis ils ont joué un seul morceau.
Oui oui, ils sont montés sur scène et ont joué un seul morceau.
Ensuite, petit discours anti-drogue de rigueur.
Et ensuite, ils sont partis.

Superbe.

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Lundi 25 juin 2007

... I'm a loser, baby
So why don't you kill me?

Dans l'ordre, ça commence par le début du week-end, vendredi, avec la visite du Bourget, où j'allais avec ma collègue Anne-Cécile:
- je me lève à 6h du matin après m'être couché à 2h30... bon, ok, c'est un peu ma faute.
+ mon avion est à l'heure.
- pas celui de ma collègue, qui arrive avec un retard d'une heure et en ayant en plus failli manquer son vol.
- nous attendons la navette Bourget, sensée passer toutes les vingt minutes, pendant trois bons quarts d'heure.
- quand nous décidons de prendre le RER, le trafic piéton est arrêté à cet endroit de l'aéroport pour cause de bagage abandonné, je suppose.
+ mais quand nous arrivons au RER, il part quasi immédiatement et sans arrêt jusqu'au Bourget.
- je fais la queue dans trois queues différentes avant de faire valider mon entrée achetée sur Internet.
- quand j'ai enfin ma place, une averse ENORME s'abat sur Le Bourget. Tout le monde se réfugie sous la tente de la billetterie. C'est rigolo trente secondes, pas dix minutes.
- la consigne est à l'autre bout du salon. Je vais porter mon sac de voyage pendant toute la journée. J'en ai encore mal au dos.
- la pluie est terrible et ne laisse que peu de répit pour visiter proprement le salon.
- tout le monde se réfugiant dans les halls, il est impossible d'y avancer à peu près tranquillement.
- le sandwich jambon-beurre coûte cinq euros...
+ le gobelet en plastique de café pris dans un hangar face au stand d'un équipementier allemand inconnu.
- au moment de partir, car nous sommes épuisés, re-grosse averse.
+ mais nous arrivons vite sous une tente.
- le bus n'est pas très long à attendre mais par contre une fois dedans, n'avance pas. Le bouchon est touffu.
+ il ne pleut plus quand nous prenons la décision de descendre du bus pour continuer à pied.
- les chaussures de ma collègue commencent à donner de sacrés signes de fatigue.
- en marchant à-côté d'un grillage, elle accroche son manteau. Un truc d'artisan fait main, pièce unique.
+ on finit par arriver à la gare de RER sans se mouiller plus que ça.
- cela paraït bien compromis pour l'avion d'Anne-Cécile.
+ le RER qu'on prend est direct jusqu'à Gare du Nord.
- mais il se traîne comme jamais.
+ J'arrive enfin chez Alexis.
- Anne-Cécile a largement râté son avion.
+ Elle a quand même réussi à en attraper un.

Allez, nous avons quand même vu mon 7X chéri:

Et ça finit par la fin du week-end avec la démission du batteur de Million Ways pour des motifs de changement d'horaires de répèt' qui me sont toujours carrément obscurs. Nous sommes sensés le rencontrer demain pour éclaircir les choses. Si vous connaissez un batteur espagnol, en attendant, ça m'intéresse...

Cerise sur le gâteau: cette nuit, en me retournant, je sens un douleur aigüe au genou. Sur le moment, je pense que je me suis arraché quelques poils, mais le temps de réfléchir à comment j'ai pu faire ça, la douleur ne passe pas. J'allume la lumière et je découvre mon genou en sang. Et à côté, un bon bout de verre. Celui-là:

Joli, n'est-ce pas? Et si je ne comprends pas comment il a pu arriver dans mon lit, je sais au-moins d'où: la semaine dernière, la chatte a fait tombé une de mes plus que deux bougies à la vanille, le même jour où elle a renversé et bouffé le bambou de mon bureau. Bref. Elle n'est pas passé loin de l'étranglement pour la deuxième fois en une semaine. Et je me retrouve avec une plaie de trois centimètres sur le genou. La fête.

Bon, mais oui, quand même, la fête justement était excellente pour le reste du week-end, entre le vendredi 18h et le dimanche 18h. Très bon, très bon.

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Jeudi 21 juin 2007

Max

Max, j'en ai déjà parlé, c'était le fondateur d'Aeroconseil, c'était le premier pilote du premier Airbus, l'A300B, c'était un aventurier au grand coeur. Max, c'était certainement quelqu'un de bien.

Max est mort il y a deux ans en laissant à son gendre une entreprise à la santé remarquable.

Et depuis que Max est mort, il existe le prix Max qui récompense des réalisations remarquables chez SEDITEC. Enfin, là, c'était la première édition, et j'ai été finaliste. Les gagnants doivent aller à Washington (et non pas à Houston comme écrit ici même précédemment) voir le musée de l'Air et de l'Espace. Les finalistes se sont fait offrir une entrée au Salon du Bourget.

Tout ça pour dire que je pars vendredi matin en week-end à Paris et voir les petits avions.

Merci Max.

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Mercredi 20 juin 2007

Hier matin, je suis arrivé tard au boulot. A 10h30 précisément. Car avant, je participais en bon citoyen à la "Campaña Renta". C'est trop marrant, pour déclarer ses impôts, il faut prendre un rendez-vous avec l'administration. Mon rendez-vous était le plus tôt qui existe, à 9h10 et il y avait déjà une belle queue devant le bâtiment de l'Hacienda, que je ne sais pas comment nommer autrement parce que je ne sais pas l'équivalence exacte avec la France; disons "Trésor Public". Alors une fois rentré dans le bâtiment, on vous donne un numéro de queue, comme dans toute bonne administration, puis on rentre dans une grande salle avec plein de gens derrière leurs ordis et qui s'évertuent à déclarer les revenus des petites gens. J'ai attendu cinq minutes à l'intérieur, maxi. Hyper efficace. Et pour la déclaration des revenus proprement dite, vu que tout est déjà prélevé à la source, ils sont déjà au courant de tout (dons compris) et ça prend à peine cinq minutes de plus. Impressive. Et déroutant quand on vous demande comment vous voulez répartir votre impôt entre l'Etat, les Communautés Autonomes et... l'Eglise...

Reste évidemment que tout imposable doit aller remplir sa déclaration en personne entre 9h et 14h? En fait, seulement la première fois. Pour les fois suivantes, on peut la remplir à la maison je crois.

Bon, et puis sinon, il y a toujours la solution de la déclaration par Internet. C'est très simple, il suffit tout d'abord de s'inscrire auprès de l'Hacienda (mais ça, tout le monde doit le faire: il faut y aller); ensuite, récupérer la signature électronique, c'est la partie sympa et si j'ai bien compris, il suffit de faire une demande de signature électronique auprès de la Fabrique Nationale des Monnaies et Timbres (www.fnmt.es) qui vous renvoit par la poste un certificat (électronique!), certificat qu'il convient alors de porter à l'Hacienda (impossible de l'éviter à nouveau...) pour qu'ils reconnaissent ce certificat. A partir de là, on peut faire sa déclaration par Internet, et vive le progrès...

Enfin, là, c'est fait et le côté sympa, c'est que c'est l'Etat espagnol qui me doit des sous.

par Poupouille publié dans : superbueno
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