Lundi 1 août 2005

J'ai décidé aujourd'hui de répondre à la question récurrente: "Alors, les espagnoles, elles sont comment?", et ceci dans le but avoué de me débarasser de la question et de me permettre de refuser par la suite de répondre à toute question se rapprochant de près ou de loin au sujet. Et j'y répondrai de la meilleure façon qui soit, en utilisant le toujours redoutable plan dialectique.

1. Thèse:
Pour vérifier si les espagnoles sont belles, quoi de plus naturel que d'aller voir celles qui font référence, les plus belles d'entre elles? Ca tombe bien puisque mon coloc a récemment acheté le HOT 101 des espagnoles les plus désirées (sous-titre "Producto Nacional"). Et bien j'avoue avoir éte un peu déçu par les 101 plus belles espagnoles. A part Ines Sastre et Penelope Cruz, peu d'apparitions merveilleuses... Par contre, ces 101 espagnoles rassemblées sur 50 pages permettent de bien identifier les traits caractéristiques des Carmen: force et fierté.

2. Antithèse:
Cependant, il suffit de se promener dans la rue pour croiser tout plein de filles qui mériteraient -à coup sûr- qu'on leur décroche la Lune et une place dans le Hot 101.

Synthèse:
Cela veut-il dire que la beauté des espagnoles est une beauté en mouvement? Ou plus généralement que les filles sont plus belles au naturel? Ou que les filles les plus belles sont celles qui restent naturelles? Non, ça, vraiment, j'y crois pas...

 

Cela n'a rien à voir mais j'ai croisé dans la rue le premier fan international de Sinh Café. Ce qui m'inquiète un peu, c'est qu'en plus du T-shirt officiel, il avait un appareil auditif.

par Poupouille publié dans : superbueno
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Mardi 26 juillet 2005

Quand mon nouveau chez-moi révèle ses petits vices cachés:

Lundi matin, jour férié ici à Madrid (peut-être pour la Saint-Jacques, patron de la Galice, mais je ne vois pas le rapport avec Madrid), je me fais réveiller (1) par le soleil, (2) par le voisin du dessous qui se râcle la gorge, (3) par la musique jazz-bossa qui vient d'en face, (4) par la messe diffusée sur la télé du voisin du dessus, (5) par Agata, la petite chatte qui n'a pas encore accepté ma présence et qui pousse depuis la cuisine des plaintes -non, des hurlements- de brûlée vive.
Mardi matin, ça va beaucoup mieux puisque c'est moi qui me réveille le premier, à 5h30. Et c'est donc moi qui réveille tout l'immeuble (1) en allumant la lumière dans ma chambre, donc dans la cour intérieure, (2) en réveillant Agata qui -aussi sec- se reprend pour Jeanne d'Arc (avec la dignité que lui conférait et/ou imposait sa Sainteté en moins), (3) en faisant grincer et claquer les trois portes qui m'ouvrent à l'air frais de la rue.
Agata, Agata, s'il te plaît, accepte-moi et j'arrêterais de te foutre des coups de pied au cul.

Mais à part ça, le miroir de la salle de bain qui n'est pas en face du lavabo, le frigo qui a besoin d'un bon nettoyage, l'odeur de clope dans le salon, l'absence de rideau à la fenêtre de ma chambre, la crasse sur le ventilo qu'Ernesto m'a prêté, le pied foireux de la lampe de ma chambre et la disparition des deux yaourts que j'avais mis dans le frigo, cette colocation s'annonce sous d'excellents hospices.


¡ O memoria, enemiga mortal de mi descanso !
Je traduis: "ô, mémoire, ennemie mortelle de mon repos !"
Et c'est Don Quichotte qui l'a dit il y a exactement 400 ans.

par Poupouille publié dans : superbueno
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Vendredi 22 juillet 2005

Ce matin, vers 5h30, Luis Mario a découvert que quand il a quitté Rosaora pour New York, celle-ci attendait un fils de lui (la soeur de Luis Mario, Ranchita, était au courant et ne lui avait jamais rien dit). C'est pour cette raison que Rosaora, ayant perdu son enfant, se retourne contre tout le monde en s'alliant avec Eduarda, la méchante blonde. On apprend également qu'Eva, qui traîne avec un des ex de Rosaora, déteste celle-ci et que c'est elle qui a tiré -au fusil- sur le cheval de Rosaora alors que celle-ci était enceinte. Quant à la soeur de Luis Mario, il paraît que c'est elle qui a tué le père de Rosaora.
Comment Jimena intervient dans l'histoire, par contre, c'est quelque chose que mon espagnol limité ne m'a pas encore permis de bien comprendre...
Mais c'est comme ça tous les matins au réveil sur TVE2.

Sauf que ce matin, je ne me suis pas réveillé. Car je ne m'étais pas endormi auparavant.

Nous avons fait un petit repas de service, à 25 dans un resto, à manger des tapas et boire de la bière et de la sangría. Mais les espagnols sont formidables et à la fin du repas, vers les minuit et demi, on s'est retrouvé dans une rue, on a sonné au numéro 1, et là, surprise! le sous-sol de l'immeuble abritait un bar, dans le genre cave voutée. Nous étions encore une vingtaine. On a encore bu un peu, j'ai bien voulu partir vers 1h30 pour attraper le dernier métro, en vain, et à 3h, après la fermeture, les espagnols sont formidables, on s'est retrouvé à dix en boîte. Cinq français, cinq espagnols: cela devenait une question d'honneur de ne pas partir les premiers. On paie notre tournée. Ils paient la leur. Il est 4h-4h30 quand les français craquent: 3 de nos meilleurs éléments vont au lit. Je reste avec l'épatant Alexis pour sauver l´honneur des français; il fallait bien aller au bout de cette folle soirée.
A 5h15, on monte dans un taxi; à 5h30, je demande les clés de ma chambre au gardien de l´hôtel; à 6h, je les lui rends, après une douche, un petit déj' et ma telenovela du matin (dont l'épisode du jour est résumé plus haut); à 6h15, Alexis et moi montons dans le bus; à 6h45, le garde de CASA qui est monté dans le bus me réveille en me demandant mon badge; pour Alexis, qu'il n'a pas réussi à réveiller, il demande si quelqu'un dans le bus le connaît; à 6h51, horaire officiel, nous sommes au travail.

La journée commence...

par Poupouille publié dans : superbueno
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Mercredi 20 juillet 2005

Imaginons:
Une porte en bois, numéro 229. Déjà, on est surpris par la classe du truc: le premier 2 et le 9 sont cloués à la porte alors que le deuxième 2 est collé à la j-en-ai-rien-à-foutre-c-est-pas-moi-qui-vis-là. Ça bave, quoi. Heureusement, à l'intérieur, l'obscurité empêche de repérer les tas de poussière, les prises de courant à nu et la couleur marronnasse du dessus de lit.
Si je récapitule: après l'entrée, la salle de bain -propre- à gauche avec les savons verts qui arrachent la peau; à droite, un placard, et à l'intérieur -et oui, c'est la cuisine- deux plaques, un évier et un petit frigo. En continuant, on trouve le superbe salon avec canapé d'inspiration Conforama et télé pourrie qui capte pas bien (inclus, la télécommande réparée au scotch); et puis au fond (enfin, tout ça doit faire 6m de long), les deux lits (petite particularité: le matelas est plus long de 10cm que le sommier). Inutile de préciser que les rideaux sont dans le même tissu que les dessus de lit.
Et bien ça va faire bientôt trois semaines que j´habite là-dedans...
Avec ça en face de mon lit:

 

Imaginons:
Il s'appelle Ernesto, il est vénézuélien, il a 30 ans, une boucle d'oreille, une grande télé et une playstation, une petite chatte appelée Agata, il est apprenti cinéaste et photographe, il écoute les Killers et Coldplay, et c'est...
             ... et c'est ...
                               ... mon nouveau coloc!


En bonus, deux tofs de la fête chez l'ambassadeur:

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Mardi 19 juillet 2005

Petit panorama de ce qu'on trouve en Espagne:

- les sandías.
J'adore les pastèques. Chaque jour, en rentrant du boulot, la faim au ventre mais la chaleur au corps, je me mange ma tranche de pastèque.
Elles sont toutes pareilles mais elles sont toutes différentes. Rouges mais parfois jaunes (sandía amarilla), sucrées toujours. Et puis leurs melons bizarres aussi.

- le gaspacho.
J'adore le gaspacho, andaluz ou pas. Chaque jour, en rentrant du boulot, la faim au ventre mais la soif également, je me prends mon petit gaspacho.
Ils sont tous pareils mais ils sont tous différents. La plupart du temps rouges tomate, mais parfois trop salés, trop aillé, trop oignonnés. Parfois servis avec des tomates et oignons en dés, des croutons et de la mayonnaise genre rouille, parfois tout simples, sortis de la brique sortie de mon frigo.

- les patatas bravas.
J'adore les papas. Chaque jour, en rentrant du boulot, la faim au ventre et l'estomac aux talons, je me commande mes petites patatas bravas.
Elles sont toutes pareilles mais elles sont toutes différentes. Parfois excellentes potatoes et sauce rouge piquante, parfois grasses frites au ketchup. Et les plus chères ne sont pas forcément les meilleures.

- la paella de Ferrán.
J'adore Ferrán. C'est le coloc catalan de Sébastien. Un jour, vers 14h, on passe à trois et à l'improviste. Il réfléchit deux secondes: "Vous avez mangé? (...) Je suis en train de préparer la paella; revenez dans une heure".
J'adore la paella de Ferrán, aussi.

- les pizzas.
J'adore les pizzas. Surtout arrosées de la sangría offerte par le patron du restaurant, qu'on avait rencontré un certain lundi soir dans un restaurant mexicain où ça a fini en chantant Les lacs du Connemara.
Et puis dans certaines bonnes pizzerias de certains bons quartiers, on trouve des préservatifs en libre service, à-côté de la caisse, là où certains mettent des bonbons.


Et puis une photo de moi ayant trop mangé de pizza.

 

par Poupouille publié dans : superbueno
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