Alors on arrive à la fin (et à la fin des photos sur http://picasaweb.google.com/sylvain.bertelli/090805LesVacancesAuPerou?authkey=Gv1sRgCL7TlOGqwI6lPA&feat=directlink#).
De Cusco, nous avons pris un avion pour arriver à Juliaca et de là, en une heure, un minibus nous a transporté jusqu'à Puno, ville côtière du lac Titicaca (3800m). Le conducteur du bus nous
trouve en deux-deux un hostal pas trop mal et pas trop cher et nous vend des billets pour des visites l'après-midi et le lendemain.
En attendant la visite de l'après-midi, nous visitons un peu Puno, qui est, avec nettement moins de touristes que Cusco, nettement plus authentique, plus tranquille et donc peut-être bien plus
sympa. Mais plus fatigante aussi: les à peine 400m de différence d'altitude avec Cusco se font sentir dès que nous essayons de monter 50m de côte pour arriver au point de vue offert par le parc
(qui n'a de parc que le nom) Manco Capac (premier inca de la légende, sorti des eaux du lac Titicaca), ça fait assez bizarre.
La visite de l'après-midi est consacrée à une culture pré-inca qui faisait des tours funéraires de 20m de haut tout à fait impressionnantes. Même si le groupe est trop grand, ce genre d'excursion
avec transport, entrée au site et guide sympa revient moins chère (cinq euros) que d'y aller par ses propres moyens et est finalement assez intéressante.
Le lendemain, c'est le grand jour du Titicaca avec bateau et visites de deux îles: la peut-être un peu surcôtée Taquile (Patrimoine immatériel de l'humanité pour son art de confection des tissus
mais bon, on a quand même mangé des frites avec du riz, juste plus cher et face au lac; bon ok, c'était dans une famille qui nous a montré des danses locales) et puis les excellentissimes Iles
flottantes du peuple Uros. Alors le peuple Uros, de lanque Aymara (et non quechua comme les incas), a fui dans un premier temps les incas puis dans un deuxième temps les espagnols (il y a 500
ans, donc) en allant vivre sur le lac. Comment? En utilisant des joncs dont les racines flottent (la totora) pour construire des petites îles (disons 15 mètres de diamètre, 8 familles)
flottantes, ancrées au fond du lac (avec des branches d'eucalyptus...).
Alors en effet, ça flotte, on y marche comme sur un matelas pneumatique (disons) et puis le moins drôle c'est que tous les 2 mois ils refont tout le sol de totora et les maisons qu'il y a dessus
et puis tous les 10 ans ils sont carrément obligés de refaire une autre île parce que leurs racines flottantes sont pourries. Enfin c'est assez incroyable.
Là dessus, retour à Lima en avion, avec escale à Arequipa qu'on n'a pas eu le temps de voir. Pour Lima, nous décidons de loger dans un autre quartier, plus proche de la mer. C'est le quartier
snob et en effet ça n'a rien à voir avec ce que nous avions vu la semaine d'avant. Plein de parcs, des grosses voitures, des maisons individuelles avec des clôtures électriques... et puis le
paradis du touriste: des casinos à gogo, un grand centre commercial près de la mer avec toutes les chaînes de restauration que l'on veut... autre chose, donc, mais toujours aussi moche... Visite
quand même de notre dernière "Huaca", un monticule de 20m de haut en pleine ville et qu'ils ont réussi tant bien que mal à préserver des compétitions de motocross et du boom immobilier des années
80.
Voilà, quoi! Le lendemain, nous repartions vers Madrid...
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