Mercredi 9 juillet 2008
Champi nous dit qu'il doit bosser (pour une fois):


[Vinz]  ah ah. Bon je sais pas pour vous, mais l'idée de voir Champi cravacher aujourd'hui me fait un peu sourire. J'espere que c'est pas trop grave.

[Champi] Tu rigoleras moins lorsque je te botterai le derche!

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Mercredi 11 juin 2008

Allez, une vieille championnade pour la route. C'est Champion qui essuie une rebuffade d'Armel après l'avoir traitée de petite bourgeoise:

 

Je te trouve bien rencunière ma petite armel. N'ai pas peur, je ne suis
pas un ennemi de la classe dirigeante. Je travaille même pour elle. (On
ne mords jamais la main qui nous nourri) Il me faudra quelque temps pour
avoir le courage et la maturité de l'assumer en public mais ça viendra
et je me batterai alors comme vous pour gravir les marches de la
hiérarchie sociale.

Je discuterai stock option avec nathalie pendant les repas chez vous
lorsque ta fille reviendra des manifestations étudiantes couverte
d'écussons anarchistes et avec trois boucles d'oreilles dans le nez
pendant sa crise d'adolescence.

Champ

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Lundi 12 mai 2008

Attention, Champi veut revenir à Madrid. Il faut que je me prépare. En plus, désormais, il sait acheter tout seul ses billets.



[Champi] Pour information, je pense que je vais revenir à Madrid dans peu de temps d'ailleurs. Ca me manque un peu. Prépare toi à un we torche imminent.

[Vinz] Pour information qu'il dit...

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Vendredi 9 mai 2008

[Vinz] Bon, je reviens de la terasse de chez Paul, j'avais besoin d'un pain au chocolat pour affronter cet apres midi, enfin ces 2 heures, qui ne seront que trop longues.
En parlant de ça, Champion, pourquoi tes mails sont pas à la bonne heure ?

[Champi] Parce que ces abruptis ont oublié de passer en heure d'été. Ils s'entraîne pour la coupe du monde de bubble shooter. On ne peut pas tout faire!!

[Vinz] abruptis ? C'est pas la 1ere fois que tu ecris ce mot là. Ca veut dire quoi?

[Syl] et hop, une nouvelle championnade...

[Champi] Foutez-vous bien de ma gueule!!!
On feras la dictée de bernard pivot un de ces quatres tous les 5 ensembles et on verra bien le résultat. Je vais vous exterminer. Vous allez pleurer!

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Jeudi 1 mai 2008

Je poursuis la série championnesque avec un morceau d'anthologie: l'interpellation.
Bon, évidemment, à la lumière de ce qui est arrivé peu de temps après à Tortue dans la même gendarmerie, ça prend un autre relief...

Ca fait ça:



Sent: Wednesday, March 29, 2006 1:46 PM
Subject: Rapport d'interrogatoire de police.

            Salut les jeunes!

     J'espère que vous allez bien! Un grand mea culpa pour une réponse
aussi tardive mais la bête immonde est passé ce matin et a vomit toute sa
haine sur nous en un flot de phrases putrides. Bref, c'était relativement
tendu. Mais maintenant, il s'est barré et l'atmosphère s'est soudainement
allégée.

     Pour moi ça va. Ne t'inquiète pas Armel, mon corps d'Apollon qui te
fait tant frémir et encore en un seul morceau même après la soirée d'hier
qui m'a semblé, je dois moi-même l'avouer, quelque peu rocambolesque. Et
oui! Comme certain esprits affutés l'auront probablement détecté par le
passé, je fais parti de cette fraction dégénérée de la jeunesse issue des
classes moyennes supérieures qui tente désespérément de s'encanailler en
recherchant les sensations fortes dans les affres de l'affrontement
généralisé avec les sbires de la classe dominante qu'ils contriburont de
toute façon à maintenir toute leur vie en encadrant et contrôlant le
prolétariat par leur travail de col blanc minable.

    Arrivé vers 19h45 à république avec un grand enthousiasme et deux
bières en poche, J'ai commencé à me fondre dans la foule en scandant des
propos anti-capitalistes. je me suis par le plus grand des hasards retrouvé
du côté du boulevard du temple (pour que les non-parigos se resituent la
scène, c'est la rue qui mène au Pop-in) où la tension devenait palpable et
enivrante. Les bataillons fascistes étaient en train de bloquer la rue dans
le but d'empêcher les manifestant venant de place d'italie de pénètrer dans
la place de la république où des regroupements de militants plus actifs
commençaient à s'aggréger.

    D'un coup les poulets se sont séparés en petits groupes qui se sont
immicés dans la foule dans le but de provoquer l'affrontement. Les jets de
projectiles divers non identifiés ont débuté incessamment. Après s'être
volontairement laissé déborder par les bouteilles, pierres et bâtons
saupoudrés d'insultes en tout genre, les CRS se sont regroupés au Sud-Est où
ils ont effectué une série de charge et d'interpellations. C'est ce qui leur
a fait le plus plaisir car c'est la première fois de la journée où ils ont
pu enfin matérialiser leur fantasmes de domination et goûter à cette ration
quotidienne d'ultra-violence si salvatrice pour leur ego si caractéristique
des personnes sans intérêt.

    De par les mouvements de foule, les étudiants se sonts retrouvés au
centre de la place où ils ont  été acceuillis par les camions anti-émeutes
qui ont déversé copieusement de l'eau lacrimée sous pression sur la foule en
fureur. Tout le monde crachait ses poumons.

    Après une tirade d'échauffourrés, la foule restante c'est fait
encerclée incognito sur tout le centre de la place par un double cordon de
policiers impassibles et sournois. Sentant le coup foireux, j'ai
immédiatement fait le tour complet du cordon pour étudier les solutions de
repli éventuelles.

    Sur le coin Sud où la densité de la foule était très faible (celle-ci
était pratiquement toute regroupée au Nord), je me suis apperçu que les
forces de l'ordre capitaliste et réactionnaire laissaient encore passer les
gens. Après avoir mûrement réfléchi, j'ai décidé sans état d'âme de
poursuivre la lutte jusqu'au bout et je suis retourné rejoindre la foule.

     Le périmètre du cordon de CRS se rétrécissait de plus en plus et nous
nous sommes retrouvés prisonniers pendant 2H dans une petite parcelle du
côté Nord de la place. L'ambiance était absolument extraordinaire, avec une
jovialité surprenante. Nous lancions dans la joie un folt de jurons
improvisés sur des phalangistes de marbre sortis tout droit de l'Allemagne
des années noires. Nous nous faisions des passes avec un ballon bricolé. Des
gens de l'extérieur nous soutenaient dans leurs propos.

    Ils ont commencé à embarquer des gens un par un (surtout des personnes
à la peau mate bien entendu) puis finalement, ils ont embarqué tout le
monde.

    Le voyage en bus climatisé c'est bien passé. Par soucis de sécurité
pour l'avenir, j'ai donné spontanément au flic de service mon
ouvre-boîte/décapsuleur pour éviter qu'un des deux neurones de sa boîte
crânienne me catégorise parmi l'ensemble des organisations terroristes
internationales.

    Nous avons été ensuite escorté par notre poulet personnel dans les
sous-sols d'un quelconque commissariat miteux du 18ème arrondissement.

    Là-bas, la vieille guenon de service nous a aimablement acceuilli.
Retrospectivement, même après
que mon amertume et mon mépris se soit décanté puis que la raison ait
effectué une analyse socio-politique plus scientifique des événements d'hier
soir, je doit admettre que je n'ose retranscrire que du bout des lèvres les
propos de cette femelle informe dont la silhouette relève plus d'un bull-dog
 que que d'un humain tant ceux-ci eveilleront la consternation chez tous
les gens normalement constitués qui liront ces versets:

V.G (vieille guenon) : Nom!
A.A (Activiste Anarchiste) : Henaux
V.G : Prénom!
A.A : Damien
V.G : Adreeesse!!
A.A : 1er rue Bouchardon dans le 10ème
V.G : Alooors!! Etudiant!, lycéeeeeeen!!, chôMEUUUUUUUR!!!!!!!!!!!!!
A.A : Non. Ingénieur.
V.G : Ah bon! Ca va pour vous alors!

Aucun commentaire sur les deux dernières répliques de V.G

    Après une deuxième fouille en règle, l'interrogatoire :

I.P (Inspecteur de police) : : Nom!
A.A (Activiste Anarchiste) : Henaux
I.P : Prénom
A.A : Damien
I.P : Adresse.
A.A : 1er rue Bouchardon dans le 10ème
I.P : Profession
A.A : Ingénieur.
I.P (air surpris) : Ah ! Dans quel domaine?
A.A : Modélisation, mathématiques appliquées (ça en jette toujours)
I.P : Ah! On a aussi un stagiare polytechnicien ici. Ne vous inquiètez pas
monsieur. Il n'y aura aucune suite. (air gêné) Je me doute bien que vous
n'avez jamias exercer de violence (A.A tente de réprimer un sourire
jusqu'aux oreilles).
Après avoir passé quelques minutes au trou avec une quinzaine de personnes,
j'ai été libéré et j'ai pu soulager ma vessie dans le recoin d'une ruelle
voisine après avoir envoyer un flash spécial par SMS à Tortue et Damiano
pour déclarer officielement  la libération du militant anarchiste Champion
du monde des geôles fachiste du 18ème arrondissement.

par Poupouille publié dans : Parole de Champion
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